- Les émissions dans le secteur de l’électricité
Le secteur de l’électricité en Europe connaît une réduction significative de ses émissions, enregistrant une baisse de 12 % en 2024 par rapport à l’année précédente. Plusieurs facteurs clés expliquent cette performance, dont principalement la hausse de la production d’énergie renouvelable et nucléaire.
L’énergie renouvelable a connu une augmentation de 8 %, stimulée par la croissance de l’éolien et du solaire, alors que l’énergie nucléaire a vu sa hausse s’établir à 5 %. Cette transition énergétique permet de diminuer la dépendance aux énergies fossiles. En parallèle, la production d’énergie à partir du gaz naturel et du charbon a chuté respectivement de 8 % et 15 %. Cette transformation est cruciale pour parvenir à l’objectif de réduction de -62% des émissions d’ici 2030.
- La stabilisation des émissions des industries à forte intensité énergétique
Les secteurs les plus énergivores, comme ceux du ciment et des fertilisants, affichent des performances divergentes. Dans l’ensemble, les émissions de ce domaine ont maintenu leur stabilité en 2024. Alors que les émissions dues à la fabrication de ciment ont baissé de 5 %, celles issues du secteur des engrais ont connu une hausse de 7 %.
Cependant, des améliorations peuvent être apportées en se tournant vers des technologies qui génèrent moins de CO₂, telles que la capture et le stockage du carbone (CSC) ou l’utilisation de l’hydrogène vert.
- La modification des méthodes de calcul dans les secteurs du transport aérien et maritime
Les émissions de l’aviation, incluses dans le SEQE-UE, ont augmenté de 15 % par rapport à 2023. Cette augmentation est partiellement due à l’élargissement de la portée géographique des émissions calculées. Pour la première fois, à partir de 2024, les émissions provenant du secteur maritime sont aussi considérées, même si les données consolidées ne sont pas encore accessibles.
Pour diminuer l’impact carbone du transport aérien, l’Union européenne privilégie le recours à des carburants durables et à des technologies de propulsion plus écologiques. Sur le plan maritime, la réglementation incite à l’utilisation de navires moins polluants et à l’adoption de carburants alternatifs tels que le méthanol vert.
Grâce à des avancées dans les domaines essentiels, l’UE est favorablement placée pour réaliser son but de diminuer les émissions de 62 % avant 2030. Cependant, des défis persistent, en particulier dans les domaines industriels et du transport. Les actions individuelles et locales sont également essentielles pour soutenir cette ambitieuse transition écologique.
Il convient de noter que, sur le plan mondial, l’UE figure parmi les régions les plus progressistes en termes de diminution des émissions de gaz à effet de serre. En comparaison, les États-Unis et la Chine, principaux émetteurs mondiaux, sont loin d’atteindre des réductions aussi significatives.