Le marché européen du gaz réagit vivement aux tensions géopolitiques qui s’intensifient au Moyen-Orient. Les acteurs du secteur redoutent notamment d’éventuelles perturbations dans le détroit d’Ormuz, un corridor maritime stratégique situé entre l’Iran et Oman. Une part importante des exportations mondiales de GNL (Gaz Naturel Liquéfié) transite par cette zone avant d’approvisionner l’Europe et l’Asie.
Le GNL désigne du gaz naturel refroidi à très basse température afin d’être transporté par voie maritime. Cette solution permet notamment aux pays européens de diversifier leurs sources d’approvisionnement en important du gaz depuis des producteurs majeurs comme le Qatar ou les États-Unis.
Ces derniers jours, la montée des tensions diplomatiques entre Washington et Téhéran a ravivé les craintes des marchés énergétiques. Les investisseurs anticipent un risque accru de déstabilisation régionale, voire une reprise des opérations militaires dans la zone. Or, à chaque menace pesant sur les routes énergétiques mondiales, les prix du gaz ont tendance à grimper rapidement, les acheteurs cherchant à sécuriser leurs volumes d’approvisionnement.
Dans ce contexte, le TTF néerlandais, principal indice de référence du gaz en Europe, a atteint son plus haut niveau depuis plusieurs semaines. Le NBP britannique, autre indicateur clé du marché gazier européen, évolue également en forte hausse.

