Un gisement de pétrole ou de gaz traverse toujours plusieurs phases : une montée en puissance, un plateau de production, puis un déclin. Ce processus naturel, connu sous le nom de « déplétion », correspond à la baisse de la production après avoir atteint un pic d’exploitation. Au début, la pression naturelle du réservoir facilite l’extraction des hydrocarbures. Mais avec le temps, cette pression diminue, rendant la récupération de volumes exploitables de plus en plus difficile.
Aujourd’hui, ce déclin s’accélère pour deux raisons principales. D’une part, les grands gisements découverts au XXe siècle arrivent à un stade avancé d’exploitation. D’autre part, les nouvelles découvertes concernent souvent des gisements plus petits ou situés dans des zones complexes, comme les grands fonds marins, où l’extraction est plus coûteuse et plus technique.
Pour ralentir cette baisse, les compagnies pétrolières utilisent des techniques dites de récupération assistée, comme l’injection d’eau ou de gaz, afin de maintenir la pression dans le réservoir. Si ces méthodes permettent de prolonger temporairement la durée de vie des gisements, elles ne suffisent pas à éviter, à terme, la diminution inévitable de la production, même avec des technologies de pointe.

