L’Arenh, mis en place pour offrir aux fournisseurs un accès stable et prévisible à une partie de la production nucléaire d’EDF à un prix fixé à l’avance, prendra fin le 31 décembre. À partir de janvier, les volumes concernés seront directement vendus sur les marchés de gros, où les prix évoluent constamment en fonction de l’offre, de la demande et de l’état du système électrique. Les revenus qu’EDF tirera de ces ventes seront ensuite soumis à une taxation progressive selon deux seuils, révisés tous les trois ans.
Selon les estimations de la CRE, les premiers seuils devraient se situer entre 65 et 85 €/MWh sur la période 2026-2028, puis entre 68 et 88 €/MWh entre 2029 et 2031. Le second seuil, plus élevé, oscillerait entre 95 et 115 €/MWh pour la première période, avant de passer légèrement au-dessus pour les trois années suivantes. Ces niveaux ne correspondent pas à des prix garantis, mais servent uniquement à calculer la part des revenus d’EDF prélevée lorsque les prix de marché dépassent ces valeurs.
Pour les particuliers comme pour les entreprises, la disparition de l’Arenh signifie que l’ancien filet de sécurité tarifaire n’existera plus. Les prix suivront plus directement les mouvements du marché, avec des variations potentiellement marquées, surtout lors de périodes de tension sur le système électrique.

