En approuvant ce principe d’interdiction, les ministres européens de l’Énergie ont franchi une étape historique. Leur objectif est explicite : tarir une source de financement majeure de la guerre menée par la Russie en Ukraine. En 2024, les importations de gaz russe par l’Union européenne s’élevaient encore à près de 15 milliards d’euros, une somme considérable que Bruxelles entend désormais remplacer par des approvisionnements plus variés.
Le Danemark, qui assure la présidence du Conseil de l’UE, espère une adoption définitive du texte avant la fin de l’année. Son ministre de l’Énergie a salué « une décision qui façonnera l’avenir du continent ». Au-delà de la portée politique, cette initiative amorce une profonde transformation du modèle énergétique européen.
Toutefois, le projet reste controversé et doit encore être validé par le Parlement européen. Certains États, notamment la Hongrie et la Slovaquie, craignent pour leur sécurité d’approvisionnement. Très dépendants des hydrocarbures russes et dépourvus d’accès maritime, donc de terminaux méthaniers ; ces pays redoutent une transition particulièrement difficile.

