Le VNU repose sur un principe apparemment simple : prélever une part des revenus générés par le parc nucléaire historique lorsque les prix de marché dépassent un certain seuil. Les sommes ainsi collectées alimentent un fonds destiné à soutenir les consommateurs, sans être attribuées à des acteurs spécifiques. Contrairement à l’Arenh, qui offrait un accès à l’électricité nucléaire à prix régulé, le VNU fonctionne a posteriori sous forme de redistribution financière.
D’un point de vue technique, le mécanisme nécessite de déterminer un prix de référence pour le nucléaire. Lorsque les recettes réelles d’EDF dépassent ce seuil, l’excédent est reversé. Cette approche correspond à un prélèvement sur rente, c’est-à-dire un gain lié à des conditions structurelles plutôt qu’à un effort productif supplémentaire. On passe ainsi d’un dispositif d’allocation physique d’électricité à un mécanisme purement financier, conçu pour mieux respecter les règles européennes de concurrence. Cette transformation modifie profondément la répartition de la valeur du nucléaire dans le système électrique et nécessite une communication claire pour sensibiliser le public.

